Il y a les petits faits de tous les jours, les anecdotes du moment et les événements ponctuels.
Anodins pour les autochtones, qui vont y être insensibles, ils deviennent cas particulier, voire extraordinaires sous mon regard. Ils me font sourire, souvent, me contrarient, parfois, mais ne me laissent pas indifférente.
Je vais donc les présenter, comme ça, au gré des événements.
Par temps de pluie
(2006/06/14)
Aujourd’hui, c’est officiel, Shanghai Daily l’a annoncé ce matin : nous entrons dans « la saison des pluies des prunes », période de temps chaud et humide qui pourrait durer un mois. Ce nom poétique parce qu’elle apparaît lorsque les prunes arrivent à maturité.
Quand il pleut à Shanghai, ce sont toujours des trombes d’eau. Je n’ai toujours pas rencontré de crachin pénétrant, ni de bruine légère.
Les cordes arrivent aussi vite qu’elles disparaissent : un rideau plus ou moins épais qui passe, parfois quelques minutes, quelques heures souvent ou toute la journée parfois.
Comme souvent le vent est lui aussi de la partie, on se retrouve trempé jusqu’aux genoux, avec les pieds qui font shmouik schmouik dans les chaussures, mouillé jusqu’à la taille et modérément hydraté jusqu’au cou. En général, seule la tête reste indemne, et encore...
Comme par magie, une multitude de vendeurs de parapluie à la criée inondent les rues : sorties de métro, entrées des grands magasins et musées, porches...etc, tous les endroits stratégiques sont occupés..
Parallèlement, à l’entrée des édifices et lieux publics, une étrange machine est de sortie ces jours là : le distributeur de poches pour parapluies mouillés ! Soit un petit monsieur est là pour distribuer les sacs en plastique et aide à y mettre toutes les baleines repliées, soit l’engin est perfectionné : il suffit d’introduire l’ombrelle dans un trou, de tirer vers soi et d’est fait ! Un trou avec de longues fines poches pour les parapluies rigides et un second avec des poches plus courtes et plus larges.
Par contre, elles ne sont pas systématiquement récupérées à la sortie et les rues sont très vite jonchées de méduses transparentes... !
Les vélos deviennent des taches ambulantes jaunes, vertes ou bleues. Ils ne sont pas beaucoup moins nombreux, sauf moi en tout cas : j’attends les éclaircies.